Programme du colloque du 29 janvier 2009

Les combats républicains de la Revue Blanche

Colloque présidé par Yves Dauge, sénateur, conseiller spécial auprès du centre du patrimoine mondial de l’UNESCO. Coordonné par Michel Drouin, secrétaire de la Société internationale de l’histoire de l’affaire Dreyfus, et Paul-Henri Bourrelier, auteur de La Revue Blanche, une génération dans l’engagement.

Président d’honneur : Maurice Nadeau, directeur de La Quinzaine littéraire.

 

OUVERTURE,  présentation du programme par Yves Dauge et Paul-Henri Bourrelier.

 

Première table ronde : le combat pour la paix en Europe  

 

Sous la présidence de Pierre Laffitte, sénateur émérite, président de l’association franco-allemande pour la science et la technologie.

 

En 1900, l’adversaire principal de la France était l’Angleterre. Les propositions de Gaston Moch, s’appuyant sur un réseau de correspondants et un dispositif d’institutions,  pour une réconciliation avec l’Allemagne, l’activité des  réseaux transfrontaliers et la mise en place, à la suite de la conférence de La Haye, d’instances internationales en vue de  l’arbitrage des conflits, auraient-ils pu éviter l’engrenage ultérieur vers la Grande Guerre ?

Allocution de Colin Archer, secrétaire général du Bureau International de la Paix 

Communication de Verdiana Grossi : Les réseaux de combattants de la paix et Gaston Moch

Interventions : Jean-Claude Lescure : le mouvement esperantiste, Hubert Lévy-Lambert : les polytechniciens dreyfusards ; Alexandre Moatti : Gaston Moch et la relativité.

 

Communications

 

Huit communications éclaireront le contexte et découvriront plusieurs facettes des mouvements d’avant-garde politique et littéraire au temps de l’affaire Dreyfus, tels qu’ils sont reflétés par la Revue Blanche.

 

. Jean-Yves Mollier : de la Revue Blanche à la NRF, aux sources du renouvellement de l’édition       française à la belle époque 

. Géraldi Leroy : Charles Péguy révolutionnaire, de la Revue Blanche aux Cahiers de la quinzaine

. Michel Drouin : Georges et Albert Clemenceau dans l’affaire Dreyfus

. Philippe Oriol : l’attentat d’avril 1894 devant le Sénat, les anarchistes et Félix Fénéon

. Paul-Henri Bourrelier : Léon Blum et le groupe des normaliens engagés (Herr, Andler,   

  Simiand), naissance de l’homme d’Etat.

. Bertrand Joly : l’antisémitisme en 1900

. Gilles Manceron : la fondation de la Ligue des droits de l’homme

. Cécile Barraud : une « critique des mœurs » de la belle époque

 

Deuxième table ronde : les combats de la belle époque sont-ils encore d’actualité ?

 

Sous la présidence de Bernard Esambert, ingénieur des mines, ancien conseiller de Georges Pompidou, président du conseil d’administration de l’Ecole polytechnique, du Centre du commerce extérieur, actuellement président du groupe X-résistance. Animateur : Jean-Claude Lescure, agrégé d’histoire, professeur à l’université de Grenoble, chercheur associé au Centre d’histoire de l’Europe du XXe siècle.

 

L’objet de la table ronde est de débattre, avec les auteurs des communications précédentes et les auditeurs, de l’empreinte laissé par ces combats. Elle se déroulera en trois séquences orientées successivement vers la scène nationale, le monde et l’environnement local.

 

 Le socialisme entre l’extrême gauche anarchiste et le centre libéral.

Direction de débats : Claude Estier, ancien président du groupe socialiste au sénat.

 

Les droits de l’homme,  la géopolitique et la guerre économique 

Direction des débats : Bernard Esambert. Intervention de Céline Keller sur Victor Barrucand.

 

L’aménagement de la cité.

Direction des débats : Yves Dauge.

 

 CLÔTURE par Yves Dauge